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Est-il possible d'envoyer un arrêt de travail par mail à son employeur ?

Photo du rédacteur: Le Bouard Avocats
Le Bouard Avocats
17 nov. 2025
13 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Comment envoyer un arrêt de travail par mail à son employeur ?


Avant toute analyse détaillée, voici les points essentiels à retenir concernant la possibilité d’envoyer un arrêt de travail par mail à son employeur :


  • le salarié doit transmettre à son employeur le volet 3 de son arrêt de travail dans les 48 heures ;

  • un employeur peut accepter la transmission du volet 3 par mail ou via un portail RH, mais il convient de vérifier les modalités prévues dans l’entreprise ;

  • la procédure officielle de l’Assurance Maladie prévoit, lorsqu’un arrêt est établi sur support papier, l’envoi du volet 3 à l’employeur et des volets 1 et 2 à la CPAM ;

  • seul le volet destiné à l’employeur doit lui être communiqué : le salarié n’a pas à révéler le motif médical de son arrêt ;

  • en cas de transmission électronique, il est conseillé de conserver le mail envoyé, la pièce jointe et toute confirmation de réception.

Attention : les règles ne sont pas les mêmes pour l’employeur et pour l’Assurance Maladie. Un scan peut être accepté par l’employeur, mais un arrêt de travail papier destiné à la CPAM doit respecter les règles du Cerfa sécurisé : les scans et photocopies ne sont pas acceptés par l’Assurance Maladie.




envoyer un arret de travail par email


En cas d’arrêt maladie, le salarié doit prévenir son employeur et transmettre son arrêt de travail dans un délai de 48 heures, tout en adressant les volets nécessaires à la CPAM ou à la MSA.


Avec la généralisation des outils numériques, une question revient régulièrement : peut-on envoyer un arrêt de travail par mail plutôt que par courrier papier ou dépôt en main propre, sans prendre de risque disciplinaire ou financier ?


La législation ne détaille pas le mode d’envoi, ce qui nourrit les incertitudes pratiques et les litiges. D’où l’intérêt de clarifier ce qui est réellement admis, et à quelles conditions.



Envoi d’un arrêt de travail par mail : est-ce légal ?


Il faut distinguer l’obligation de transmettre l’arrêt à l’employeur du mode concret utilisé pour cette transmission.


L’Assurance Maladie indique que le salarié dispose de 48 heures pour transmettre le volet 3 de l’arrêt de travail à son employeur. Lorsque l’arrêt est établi sur papier, la procédure officielle prévoit son envoi à l’employeur.


Dans la pratique, de nombreuses entreprises acceptent néanmoins la transmission du volet 3 par mail, portail RH ou application interne.


Le salarié doit donc :


  • prévenir rapidement son employeur de son absence ;

  • transmettre le volet 3 de son arrêt ;

  • respecter le délai applicable ;

  • vérifier, lorsqu’elle existe, la procédure de transmission prévue par l’entreprise ;

  • conserver une preuve de l’envoi et, idéalement, de sa réception.

Un scan envoyé par mail peut donc permettre de transmettre rapidement le justificatif lorsque l’employeur accepte ce procédé. En cas de doute ou de situation conflictuelle, il est préférable de sécuriser également la transmission selon les modalités prévues par l’entreprise ou par la procédure officielle.



Quelles sont les conditions pour envoyer un arrêt maladie par mail ?


Respecter le délai légal de 48 heures


Respecter le délai de 48 heures


L’Assurance Maladie indique que le salarié doit transmettre le volet 3 de son arrêt de travail

à son employeur dans les 48 heures.


L’article L.1226-1 du Code du travail retient également un délai de 48 heures parmi les conditions permettant, sous réserve des autres conditions prévues par le texte, de bénéficier de l’indemnité complémentaire légale versée par l’employeur.


Un dépassement du délai ne rend toutefois pas automatiquement l’arrêt médical inexistant ou nul.

En revanche, une transmission tardive peut créer une difficulté lorsque l’employeur n’a pas été informé ou n’a reçu aucun justificatif de l’absence.


Les conséquences doivent alors être appréciées en fonction notamment :


  • de la durée du retard ;

  • de la date à laquelle l’employeur a été informé ;

  • des raisons du retard ;

  • des règles conventionnelles applicables ;

  • et des circonstances concrètes.


Il est donc recommandé de prévenir l’employeur le plus rapidement possible et de conserver une preuve datée de la transmission du justificatif.

À qui adresser le mail ?


L’envoi doit être fait à un destinataire clairement identifié :


  • service des ressources humaines ;

  • service administratif ;

  • supérieur hiérarchique désigné par l’entreprise.


L’usage d’une adresse officielle (adresse de service ou adresse générique) permet de limiter les contestations liées à l’absence de réception. Là encore, seul le volet employeur doit être transmis, sans indication de diagnostic.


Contenu minimal du message d'envoi de l'arrêt de travail


Le mail doit rester sobre et factuel. Il est recommandé d’y faire figurer :


  • la date et l’heure de l’information ;

  • la mention d’un arrêt de travail prescrit par le médecin traitant ;

  • la pièce jointe : volet destiné à l’employeur ;

  • la mention que les volets destinés à la CPAM ou à la MSA ont été transmis selon les modalités habituelles (voie postale ou télétransmission).


Aucun détail médical ne doit apparaître. L’arrêt est un document médical protégé.


Preuve et accusé de réception de l'arrêt de travail par l'employeur


Enfin, l’envoi par mail suppose de sécuriser la preuve :


  • conserver une copie du message envoyé ;

  • activer, si possible, un accusé de réception ou de lecture ;

  • en cas d’enjeu sensible, envisager un recommandé électronique ou un double envoi (mail + courrier recommandé).


Ces réflexes simples permettent de démontrer, en cas de litige, que le salarié a respecté son obligation de transmission de l’arrêt de travail dans les délais.





Comment envoyer un arrêt de travail sur Ameli ou en ligne ?


La dématérialisation des démarches médicales a profondément modifié la manière dont les arrêts de travail sont transmis aux organismes de sécurité sociale. Aujourd’hui, la plupart des médecins utilisent la télétransmission sécurisée, prévue par les articles L161-33 et suivants du Code de la sécurité sociale.


Lorsque le médecin télétransmet l’arrêt de travail à l’Assurance Maladie, les informations nécessaires sont directement adressées à la caisse.


Le salarié n’a donc pas à envoyer lui-même les volets destinés à l’Assurance Maladie lorsque cette télétransmission a correctement été effectuée.


Il doit néanmoins transmettre à son employeur le volet 3 qui lui est remis par le professionnel de santé, dans le délai applicable.

Lorsque la télétransmission n’est pas possible et qu’un arrêt papier est établi, le professionnel de santé doit utiliser le formulaire Cerfa sécurisé prévu à cet effet.

Depuis le 1er septembre 2025, les anciens formulaires papier non sécurisés sont rejetés par l’Assurance Maladie.


Attention : pour les documents papier destinés à l’Assurance Maladie, les scans et photocopies ne sont pas acceptés. Il ne faut donc pas confondre l’envoi éventuel d’un scan du volet 3 à l’employeur et la transmission des volets destinés à la CPAM.

Le régime agricole fonctionne sur un modèle similaire. Via son espace MSA, le salarié peut récupérer les informations liées à son arrêt et suivre la transmission du volet médical.


Là encore, les obligations à l’égard de l’employeur demeurent identiques : respect du délai légal, transmission du justificatif et conservation d’une preuve.



Comment transmettre un arrêt de travail à son employeur ?


Envoi par mail


Lorsque l’entreprise accepte ce mode de transmission, le salarié peut envoyer par mail une copie du volet 3 destiné à l’employeur.


Ce procédé présente plusieurs avantages :


  • transmission rapide ;

  • conservation de la date et de l’heure de l’envoi ;

  • possibilité d’archiver le message et la pièce jointe ;

  • possibilité d’obtenir une confirmation de réception.


Le salarié doit toutefois vérifier l’adresse utilisée et, lorsque l’entreprise dispose d’une procédure dédiée, respecter le canal prévu : service RH, boîte fonctionnelle ou portail interne.

En cas d’enjeu particulier ou d’absence de confirmation de réception, une transmission complémentaire de l’original selon les modalités prévues peut permettre de sécuriser davantage la démarche.


Envoi par courrier recommandé avec accusé de réception


Le courrier recommandé constitue la solution la plus sécurisée sur le plan juridique. Il permet de dater l’envoi, de prouver la réception et de démontrer le respect du délai de quarante-huit heures.


Dans un contexte conflictuel contestation d’absence, procédure disciplinaire, licenciement, cette méthode constitue la référence.


Dépôt en main propre contre récépissé


Lorsqu’il peut se déplacer, le salarié peut remettre son arrêt en main propre. Le récépissé signé fait foi et sécurise la transmission. Cette méthode reste simple et efficace, mais suppose que l’état de santé du salarié le permette.


Transmission via une application interne ou un portail RH


Certaines entreprises imposent l’utilisation d’un portail numérique interne (SIRH). Cette exigence figure souvent dans une procédure interne ou une note de service. Le salarié doit s’y conformer.


Le système garantit la traçabilité et le respect de la confidentialité, mais il est essentiel de conserver une copie du document transmis et de vérifier que le dépôt a bien été enregistré.





Quels sont les avantages et risques d’envoyer un arrêt de travail par mail ?


L’envoi d’un arrêt de travail par mail peut sembler pratique. Il l’est, à condition d’être utilisé avec discernement. Le salarié reste soumis à l’obligation de justifier immédiatement son absence, imposée par l’article L1226-1 du Code du travail.


Le mail peut constituer un mode de transmission valable, mais il doit être appréhendé avec précaution, car il touche à un document médical protégé et engage potentiellement la responsabilité disciplinaire du salarié.


Avantages d'envoyer l'arrêt de travail par email à son employeur


L’envoi électronique présente trois intérêts majeurs.


D’abord, la rapidité. Le salarié peut transmettre son arrêt sans délai, même lorsqu’il est en télétravail, en déplacement ou dans l’incapacité de se rendre en entreprise. Cette immédiateté facilite le respect du délai légal de quarante-huit heures.


Ensuite, le mail permet de disposer d’une preuve datée. Un simple enregistrement du message envoyé constitue un élément probatoire utile en cas de contestation ultérieure, notamment lorsque l’employeur invoque une absence injustifiée.


Enfin, ce mode d’envoi s’adapte bien aux organisations dématérialisées. Il permet d’informer rapidement les services RH et d’éviter toute interruption de traitement administratif.


Risques d'envoyer un arrêt de travail par email à son employeur


Les risques ne doivent pas être sous-estimés.


Le premier est celui d’une non-réception du message. Un mail qui n’arrive pas, qui se perd dans un dossier indésirable ou qui est adressé à un mauvais destinataire peut conduire à une absence qualifiée d’injustifiée.


Un autre risque tient à la confidentialité. Le salarié ne doit transmettre que le volet employeur, c’est-à-dire le document dépourvu de toute mention relative à l’état de santé. Toute communication excessive pourrait contrevenir au secret médical.


Certaines entreprises prévoient une procédure spécifique pour transmettre les justificatifs d’absence : portail RH, adresse électronique dédiée ou remise auprès d’un service déterminé.


Lorsqu’une telle procédure a été régulièrement portée à la connaissance du salarié, il est prudent de la respecter.


Un éventuel manquement doit toutefois être apprécié au regard des circonstances. Le seul non-respect d’un canal interne ne signifie pas automatiquement qu’une sanction disciplinaire ou un licenciement serait juridiquement justifié, notamment lorsque le salarié a effectivement informé son employeur et transmis un arrêt médical valable.


Peut-on scanner un arrêt de travail et l’envoyer par mail ?


Oui, pour le volet destiné à l’employeur lorsque celui-ci accepte une transmission électronique.


Le salarié doit alors :


  • scanner uniquement le volet 3 destiné à l’employeur ;

  • vérifier que le document est complet et lisible ;

  • envoyer le fichier à l’adresse prévue par l’entreprise ;

  • conserver le mail envoyé et sa pièce jointe ;

  • conserver également l’original.


Il faut en revanche distinguer cette situation de la transmission d’un arrêt papier à l’Assurance Maladie.


Depuis la mise en place du formulaire Cerfa sécurisé, lorsqu’un arrêt ne peut pas être télétransmis et doit être adressé sur support papier à la CPAM, un scan ou une photocopie de l’avis d’arrêt de travail n’est pas accepté par l’Assurance Maladie.


En résumé : scan du volet 3 éventuellement accepté par l’employeur ; scan des volets papier destinés à la CPAM : non.

Questions pratiques : comment faire concrètement pour transmettre son arrêt de travail de manièr elégale et sécurisée ?


Étapes à suivre


Pour sécuriser la transmission, il est recommandé de procéder de manière organisée :


  • prévenir rapidement l’employeur de l’absence ;

  • vérifier la procédure de transmission appliquée dans l’entreprise ;

  • transmettre le volet 3 destiné à l’employeur dans les 48 heures ;

  • si l’entreprise accepte le mail, transmettre une copie lisible du volet 3 à l’adresse appropriée ;

  • conserver le message envoyé, sa pièce jointe et toute confirmation de réception ;

  • vérifier si le médecin a télétransmis l’arrêt à l’Assurance Maladie ;

  • à défaut de télétransmission, adresser les volets papier sécurisés destinés à la CPAM selon les modalités prévues par l’Assurance Maladie ;

  • ne jamais transmettre à la CPAM un simple scan ou une photocopie en remplacement du formulaire papier sécurisé requis.


Chaque étape contribue à limiter les risques de contestation.


Que faire en cas de doute ?


En présence d’une incertitude notamment lorsque l’entreprise applique une procédure interne spécifique le salarié doit :


  • consulter la convention collective ;

  • prendre contact avec le service RH ;

  • et, en cas d’enjeu disciplinaire, demander conseil à un avocat en droit du travail.


Ce dernier point est essentiel lorsque la transmission de l’arrêt pourrait être invoquée dans un contexte de sanction, de rupture de contrat ou de contestation d’indemnisation.




Exemple de mail pour prévenir son employeur d’un arrêt maladie


La rédaction d’un courrier électronique informant l’employeur d’un arrêt maladie doit rester sobre et respecter la confidentialité des informations médicales.


Lorsque l’entreprise accepte la transmission par mail, le salarié peut joindre au message le volet 3 destiné à l’employeur.


Il est recommandé de prévenir l’entreprise rapidement et de transmettre ce justificatif dans le délai de 48 heures indiqué par l’Assurance Maladie.

Le salarié n’a pas à communiquer son diagnostic ni à expliquer la nature de sa maladie.


Objet : Transmission de mon arrêt de travail





Cette structure permet au salarié de fournir une information complète, sans jamais révéler un élément lié à son état de santé, et sécurise la preuve de la transmission en cas de procédure disciplinaire ou de litige prud’homal. Elle s’adapte aisément aux organisations utilisant des services RH centralisés ou des boîtes fonctionnelles.

Conclusion


Un salarié peut transmettre rapidement son arrêt de travail à son employeur par mail lorsque ce mode de transmission est accepté ou prévu dans l’entreprise.


Il doit alors envoyer uniquement le volet 3 destiné à l’employeur, respecter le délai de 48 heures et conserver une preuve de sa transmission.


Il faut toutefois distinguer cette démarche des obligations envers l’Assurance Maladie.

Lorsque le médecin télétransmet l’arrêt, les éléments nécessaires sont directement adressés à la caisse.


Lorsque la télétransmission n’est pas possible et qu’un formulaire papier est utilisé, celui-ci doit être établi sur le Cerfa sécurisé et transmis selon les modalités prévues par l’Assurance Maladie : un simple scan ou une photocopie n’est pas admis pour remplacer les exemplaires papier destinés à la CPAM.


La règle pratique est donc simple : mail possible pour le volet employeur lorsque l’entreprise l’accepte ; pour la CPAM, respecter impérativement la télétransmission ou la procédure du formulaire papier sécurisé.



FAQ – Les questions fréquentes sur l’envoi d’un arrêt de travail par mail


Un employeur peut-il refuser un arrêt de travail envoyé par mail ?


La réponse dépend notamment des modalités de transmission appliquées dans l’entreprise.

Lorsque l’employeur accepte l’envoi du volet 3 par mail ou prévoit cette possibilité dans sa procédure RH, ce mode de transmission peut être utilisé.


En revanche, lorsque l’entreprise impose un canal déterminé pour transmettre les justificatifs d’absence, le salarié a intérêt à respecter cette procédure.


En cas de doute, il est recommandé de transmettre rapidement le volet 3 par mail afin d’informer l’entreprise, puis de régulariser selon les modalités demandées par l’employeur.


L’employeur peut-il sanctionner un salarié si le mail n’a pas été reçu ?


L’employeur peut engager une procédure disciplinaire s’il considère que l’absence n’a pas été justifiée dans les délais légaux. Toutefois, la sanction n’est possible que si l’absence de réception résulte d’un manquement imputable au salarié (adresse erronée, envoi incomplet, non-respect de la procédure interne).


Lorsque le salarié démontre avoir transmis l’arrêt à temps par exemple via une capture d’écran ou un accusé d’envoi la sanction pourra être contestée. Les juges prud’homaux apprécient de manière stricte la preuve du respect du délai de quarante-huit heures, lequel constitue un élément central de la légalité de la mesure disciplinaire.


Le mail suffit-il pour justifier une absence ?


Un simple mail indiquant « je suis malade » ne remplace pas le justificatif médical lorsque celui-ci est requis.


En revanche, lorsque l’entreprise accepte la transmission électronique, un mail accompagné du volet 3 de l’arrêt de travail permet de transmettre le justificatif à l’employeur.


Le salarié doit conserver :


  • le message envoyé ;

  • la date et l’heure de l’envoi ;

  • la pièce jointe ;

  • et, si possible, une confirmation de réception.


L’enjeu principal est de pouvoir démontrer que l’employeur a été informé et que le justificatif lui a effectivement été transmis.



Que faire si l’employeur conteste la validité de l’arrêt envoyé par mail ?


En cas de contestation, le salarié doit commencer par réunir l’ensemble des preuves de transmission : mail envoyé, captures d’écran, date et heure d’envoi, pièces jointes. Il peut ensuite vérifier les dispositions de la convention collective et la procédure interne applicables.


Si l’employeur persiste à considérer l’absence comme injustifiée ou engage une procédure disciplinaire, le salarié peut solliciter un entretien avec le service RH ou demander une médiation interne.


Lorsque la contestation a un impact financier (retenue de salaire) ou disciplinaire (avertissement, licenciement), il est vivement conseillé de consulter un avocat en droit du travail, qui pourra apprécier la régularité de la procédure et, le cas échéant, introduire un recours devant le conseil de prud’hommes.


Quelles sont les démarches pour envoyer un arrêt de travail ?


En pratique, le salarié doit procéder en plusieurs étapes :


  1. prévenir rapidement son employeur de son absence ;

  2. vérifier si le médecin a télétransmis l’arrêt à l’Assurance Maladie ;

  3. transmettre à l’employeur le volet 3 dans les 48 heures ;

  4. respecter, lorsqu’elle existe, la procédure de transmission prévue par l’entreprise ;

  5. conserver une preuve de l’envoi du justificatif.


Lorsque le médecin n’a pas pu télétransmettre l’arrêt, les volets destinés à la CPAM doivent être envoyés selon les modalités prévues par l’Assurance Maladie.


Pour un arrêt établi sur papier, le Cerfa sécurisé est obligatoire depuis le 1er septembre 2025 et un simple scan ou une photocopie ne peut pas remplacer les documents papier destinés à la caisse.


Il faut donc toujours distinguer deux démarches : la transmission du volet 3 à l’employeur et la transmission des volets destinés à l’Assurance Maladie.

Quels risques d’envoyer un arrêt par mail ?


L’envoi d’un arrêt par mail présente plusieurs risques d’envoi si le salarié ne prend pas certaines précautions. Le premier risque est celui d’une absence de réception, un message pouvant être filtré, égaré ou adressé à un destinataire non compétent.


Une telle situation peut conduire l’employeur à qualifier l’absence d’absence injustifiée, ouvrant la voie à une sanction disciplinaire, voire à une procédure de licenciement.


Le deuxième risque porte sur la conformité à la procédure interne. Certaines entreprises exigent un envoi par courrier recommandé, par dépôt physique ou via un portail numérique.


Le non-respect de cette exigence peut fragiliser la position du salarié et être invoqué en cas de litige, notamment dans le cadre d’un contentieux portant sur la cause réelle et sérieuse d’une rupture.


Enfin, la question de la confidentialité doit être prise en considération : le volet transmis ne doit contenir aucune information médicale. Cela dit, l’envoi par mail présente également des avantages, tels que la rapidité de transmission et la possibilité de conserver une copie du message et de la pièce jointe.


Ces éléments peuvent constituer des preuves particulièrement utiles en cas de contestation.



 
 
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